Historique et armoiries

 

Historique des événements les plus marquants de l’occupation et de la colonisation de notre territoire.

À la fin de la période glaciaire, il y a environ 20 000 ans, toute la surface du territoire de l’Abitibi-témiscamingue était occupée par un glacier (le glacier Wisconsinien) qui s’étendait du Labrador au Wisconsin actuel, il avait entre 3 et 4 km d’épaisseur. Dû à un réchauffement climatique, le glacier commença à fondre, le retrait glaciaire atteignit le sud du Québec vers 12 000 ans AA et le nord de la baie James vers 8 000 AA. La fonte des glaces créa un grand lac proglaciaire, le lac Ojibway-Barlow. Les profondeurs d’eau de ce lac atteignant jusqu’à 200 mètres ont recouvert plusieurs endroits de l’Abitibi. Le lac Abitibi et le lac Témiscamingue sont les seuls vestiges apparents qui restent de ce grand lac.

Les premières traces d’occupation amérindienne

C’est entre 6 500 ans avant Jésus-Christ à 1 650 de l’ère chrétienne que l’on retrouve la plupart des traces des premiers occupants. La grande majorité des artéfacts recueillis par Monsieur Joseph Bérubé et les archéologues, Thomas Lee, Roger Marois, Marc Côté (Archéo-08) et plusieurs autres sont de cette période.

L’occupation amérindienne (celle des Algonquins) se situe à environ 1 000 ans après Jésus-Christ. Signification du nom: Abitibiwinnis: (gens de l’Abitibi) « là ou les eaux se séparent »

L’arrivée des Blancs

Nous retrouvons des traces de présences européennes au début du 17siècle

La traite des fourrures et la recherche de nouveaux territoires de trappe ont favorisé la découverte et l’occupation de la région.

Radisson et Desgroseillers, entre autres, auraient suivi les parcours utilisés par les Amérindiens et exploré notre territoire.

Entre 1670 et 1673

Moins de 150 ans après l’arrivée de Jacques Cartier à la Baie des chaleurs, Pierre Lamoureux, dit St-Germain, ouvrait, sur la rivière Abitibi, le premier poste de traite. Son épouse, Marguerite Pigarouiche, une Algonquine, aurait joué un rôle de premier plan dans cet établissement.

En 1686

Afin de consolider l’emprise de la Compagnie du Nord sur le commerce des fourrures, le gouverneur de la nouvelle France, le Marquis de Denonville, ordonne au Chevalier de Troyes, secondé des trois fils de Charles Lemoyne, Jacques Lemoyne de Ste Hélène, Pierre Lemoyne d’Iberville et Paul Lemoyne de Maricourt, accompagné d’une centaine d’hommes, d’organiser une expédition commerciale punitive contre les Anglais à la Baie James. Lors de leur passage, ils construisirent un fort, le Fort St-Joseph, communément appelé le Fort Abitibi à l’embouchure de la rivière Duparquet.

En 1774

La Compagnie de la Baie d’Hudson (H.B.C.) installe un poste de traite au Lac Abitibi (Pointe Apitipik).

Plusieurs commerçants de différentes compagnies s’y sont succédés jusqu’en 1821 ou les deux principales compagnies ont été forcées de fusionner sous le nom de ”La Compagnie de la Baie d’Hudson”, mettant fin à la plus longue guerre commerciale au pays.

En 1837

Fondation de la Mission du Lac Abitibi par le père Charles de Bellefeuille. Le site compte 5 bâtiments et compte 138 âmes. Neuf ans plus tard, on construit la première église à la « Pointe aux Indiens » on y recense 350 âmes.

En 1898

Après de nombreuses tractations, le territoire de l’Abitibi est officiellement rattaché au territoire du Québec.

Au début du 20e siècle

La mission de la « Pointe aux Indiens » compte 400 âmes.

En 1905

Les Algonquins de la région du Lac-Abitibi par le Traité # 9 sont regroupés en deux bandes, Abitibi-Ontario et Abitibi Dominion.

De 1905 à 1914

C’est la construction du chemin de fer Transcontinental Railway (CNR) qui favorisera l’arrivée des premières familles.

En 1915

La construction du barrage de l’Abitibi Power and Pulp, en 1915, à Iroquois Falls, a augmenté le niveau du lac de trois à cinq pieds détruisant l’habitat naturel d’un grand nombre d’animaux à fourrure, provoquant sept ans plus tard la fermeture du comptoir de la Compagnie de la Baie d’Hudson ainsi que de celui de Gagnon Trading.

Comme vous pouvez le voir, le développement de la communauté de Gallichan a longtemps été relié à la vie commerciale, sociale et religieuse de « La pointe Apitipik (La pointe aux Indiens)».

Bien que quelques trappeurs auraient construit des camps sur notre territoire, ce n’est qu’en 1922 qu’on recense l’arrivée d’une première famille à Gallichan.

Le fondateur de Gallichan (François Gallichan)

Arrivée du comté de l’Islet en 1924, François Gallichan (Exélia Bilodeau) installe, un an plus tard (1925), un moulin à scie sur l’ïle en face du village. Il restera en opération jusqu’en 1938.

Entre 1925 à 1949

  • Plus de 136 familles, profitant de divers plans de colonisation (Gordon, Rogers-Auger et Vautrin), s’établissent sur les lots bordant la rivière Duparquet.
  • Le premier magasin général, localisé sur son île, fut tenu en 1925 par François Gallichan (Exélia Bilodeau).
  • Du côté ouest de la rivière Duparquet, Hubert Larochelle (Rose de Lima Morin) ouvrit un magasin en 1945.

En 1925

  • La compagnie forestière «Abitibi Power & Paper Cie » qui possède un moulin à papier à Iroquois Falls opère un camp forestier à l’embouchure de la rivière Duparquet.

En 1929

  • La Compagnie de la Baie d’Hudson met fin à ses activités à la « Pointe Apitipik » (Pointe aux Indiens).

En 1934

  • Construction du premier bâtiment communautaire « l’École chapelle »
  • Albert Dion fut le premier à posséder un poste de radio à batteries, il l’avait entreposée chez Eulécippe Denis. Il captait le poste CKAC de Montréal.
  • Premier bureau de poste (Gallichan) : Paul Gagnon (Germaine Bordeleau).

En 1935

  • Le ministère de la Colonisation met en service le premier traversier (chaland), il était construit tout en bois. Trois traversiers plus tard, lorsque le pont fut construit (1965), le ministère mis fin au service.

Le dispensaire

Entre 1936 et 1966, neuf (9) gardes-malades s’y sont succédées. La première fut Garde Choinière et la dernière, Monette Chabot, le ferma en 1966.

En 1937

Construction du presbytère, suivi en 1938 de la partie principale de l’église. La finition intérieure fut complétée en 1944. En 1953, le chœur, la sacristie et le clocher furent ajoutés. Le premier curé fut l’Abbé Mailhot, et la paroisse comptait 310 âmes.

La paroisse de St-Laurent de Gallichan n’était pas érigée en municipalité mais affiliée à celle de Palmarolle.

En 1938

  • CKRN Radio (Jean Joffre et David-Armand Gourd) diffuse les premières émissions radiophoniques.

En 1939

  • Fondation de la Commission scolaire de St-Laurent de Palmarolle.

En 1940

  • Mise en service de la première ligne téléphonique.
  • M. Joseph Rivard (Alice Gravel) arrive à Gallichan et débute comme entrepreneur en construction. Il fonde la Compagnie Rivard et Fils en 1948. En 1979, ses fils débutent la fabrication des maisons usinées « Maisons Nordique Inc. ».

En 1942

  • Fondation du Cercle des fermières de St-Laurent de Gallichan.

En 1947

  • Fondation de la Caisse populaire de St-Laurent de Gallichan.

En 1948

  • Hubert Larochelle (Rose de Lima Morin ) ouvre un second bureau de poste (Bureau Couture) du côté ouest de la rivière Duparquet,.

En 1949

  • Le village est électrifié. M. Conrad Larouche et M. Émilien Bégin sont à l’origine de la fondation de la Coopérative d’électricité de l’Abitibi-Ouest. L’électrification rurale est complétée vers 1958.

Entre 1952 et 1956

  • Les Algonquins de la pointe Apitipik émigrent vers Pikogan (Amos) et Waghoshig (dans le parc de Matheson).

En 1957

  • Érection de la paroisse en municipalité, elle reçut le nom de St-Laurent de Palmarolle. (Premier maire de la municipalité: Conrad Larouche )
  • Les premières émissions de télévision en français captées à Gallichan étaient produites par CFCL TV Timmins (1956) et par Radio-Nord CKRN-TV (1957)

En 1959

  • Inauguration du Club Les Chevaliers d’Iberville.
  • La population de Gallichan est de 744 habitants

En 1961

  • Joseph Bérubé acquiert un chalet à la plage Gendron (lac Abitibi) et débute les recherches qui feront mieux connaître notre histoire et qui conduiront à la création, en 1968, de la Société d’histoire et d’archéologie de l’Abitibi.

En 1973

  • Formation de la Commission des loisirs.

En 1977

  • Fondation du Club de l’Âge d’Or « Les retraités de l’Île Gallichan»

En 1980

  • Ouverture de la Gallithèque (Bibliothèque municipale)

En 1983

  • Les Serres Gallichan (Jean Boissé et Louiselle Gadoury) débutent leurs opérations.
  • Création de la première brigade de protection des incendies.

En 1986

  • La Commission de toponymie donne le nom de Gallichan à la municipalité.
  • Sa population est de 478 habitants.

En 1993

  • Fondation de la Corporation de développement de Gallichan.

En 1998

  • La municipalité acquiert le presbytère et en confie la gestion à la Corporation de développement.

En 2002

  • La Pointe Apitipik (La pointe aux Indiens) est désignée comme site historique du Canada

En 2003

  • Grâce à l’initiative de la Corporation de développement, on rénove et agrandit le presbytère qui devient le « Café des rumeurs » et, pendant l’automne, on construit le pavillon (Gazébo). L’année suivante, c’est le début de la construction de la Marina et le Café des rumeurs débute ses opérations.

En 2005

  • On aménage un sentier d’interprétation et un parc de jeux près du « Café des rumeurs »

En 2006

Les accès au quai de la Marina Gallichan sont complétés. Le bâtiment de services (Accueil, chambre de bain et buanderie) devienst complètement opérationnel une année plus tard.

Le service de protection des incendies acquiert un camion autopompe et complète des travaux d’aménagement au garage municipal.

En 2009

  • Des travaux majeurs de rénovations sont complétés au garage municipal.
  • Des améliorations débutent à l’aqueduc municipal.

En 2010

  • L’abri des patineurs est complètement rénové.

En 2012

  • Festivités du 75e anniversaire de la municipalité

En 2013

  • Début des travaux d’amélioration de l’aqueduc municipal
  • Mise à niveau du puits d’alimentation